Coup sur coup, le Québec a été le théâtre d’une grande marche pour le climat, La planète s’invite au parlement. Et d’une sortie publique de nombreuses personnalités québécoises en faveur du climat, « Le Pacte ». Assiste-t-on à un changement de trajectoire ? C’est le sujet de notre émission de cette semaine.

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500 artistes et scientifiques ont signé le Pacte pour la transition afin d’inviter les Québécois à passer de la parole aux actes. Près de 240 000 personnes l’ont fait, en date du 28 novembre. Ce pacte souhaite aussi interpeller les politiciens et les gestionnaires pour qu’ils posent des actions concrètes en faveur de l’environnement et pour limiter les émissions de gaz à effet de serre.
 
L’espoir est que cette pression populaire incite le nouveau gouvernement de François Legault à s’engager pour la planète et à revoir ses politiques de transport – on pense au 3e lien à Québec – et d’énergie.
 
Ces derniers mois, les élus municipaux d’une centaine de villes québécoises ont eux aussi signé des déclarations en faveur de la lutte aux changements climatiques. Après Saint-Bruno-de-Montarville, la Communauté métropolitaine de Montréal et d’autres, Longueuil, a adopté récemment une Déclaration citoyenne universelle d’urgence climatique.
 
En matière de climat, les changements devront être majeurs si on veut que le réchauffement planétaire ne dépasse pas 2 degrés au cours de ce siècle, mais il faudra aussi des investissements financiers plus conséquents, rapportait un récent rapport de 400 pages du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC).
 
Entre actions politiques et individuelles, où se situer ? Isabelle Burgun en parle avec:

  • Catherine Potvin, écologiste forestière spécialiste des changements environnementaux mondiaux, tels que les changements climatiques et la perte de biodiversité. Professeure au département de biologie de l’Université McGill, elle est l’une des instigatrices du Pacte de transition.
  • Xavier Léger, conseiller municipal et chef de l'opposition de la ville de Longueuil. Président de la Commission des finances et des ressources humaines, et président de la Commission des loisirs, sports, culture, patrimoine et vie communautaire à Longueuil et aussi vice-président de la Commission des jeunes élus de l’Union des municipalités du Québec.

La dernière fois que nous avions parlé avec Catherine Potvin en 2015, c’était lors du lancement de l’initiative Dialogues pour un Canada vert – un réseau de scientifiques qui avait pour mission, entre autres, de responsabiliser les décideurs et les citoyens en matière d’environnement et de climat. Considère-t-elle que les choses ont changé pour le mieux depuis ?

Signer le Pacte de transition, ça engage à quoi, pour le citoyen? Comment les mobiliser, ces citoyens? Quand on suggère de passer par les groupes sportifs, religieux, de loisir, qu’est-ce que cela signifie ? Et qu’est-ce que ça implique pour une ville comme Longueuil ? Comment se positionne une municipalité de banlieue face au bilan vert? Enfin, le Pacte veut « engager l’appareil gouvernemental à donner l’exemple en réduisant ses propres émissions de 50 % d’ici 2030 ». Concrètement, il s’agira de faire quoi ?

 

Signer le Pacte de transition, je pense que ça engage principalement à réellement faire un peu le ménage chez soi. – Catherine Potvin

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En chronique : comme chaque semaine, on passe le micro à un scientifique éditorialiste, qui réagit à un sujet d’actualité. Cette semaine : David-Martin Milot, médecin spécialiste en santé publique et médecine préventive. Il fait la différence entre légalisation et libéralisation du cannabis : le dilemme de règlementations qui soient « strictes, mais réalistes ».

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Je vote pour la science est diffusée le lundi à 13 h et le samedi à 11 h sur les cinq stations régionales de Radio VM. Elle est animée par Isabelle Burgun. Recherche pour cette émission : Isabelle Burgun. Vous pouvez également nous écouter sur CHOQ-FM (Toronto), CIBO-FM (Senneterre), CFOU (Trois-Rivières), CIAX (Windsor), CHOW (Amos) et Radio-Fermont.

Vous trouverez sur cette page des liens vers les émissions des saisons précédentes. La naissance de l'émission, en 2008, avait également été accompagnée d'une initiative politique non partisane du même nom : rendez-vous ici. Vous pouvez également nous suivre sur Twitter et sur Facebook.