Ces gens éprouvent de la tristesse, des idées noires et même une détresse chronique face à un désastre environnemental redouté… C’est une peur qui empoisonne leur vie. Est-ce que l’écoanxiété serait un nouveau problème de santé publique? On explore cette question avec nos invités cette semaine.

Fichier audio

Les scientifiques d’ici et d’ailleurs s’y intéressent de plus en plus. Il y aurait même une spécialisation en psychologie, en hausse chez nos voisins américains : l’éco-psychologie.

Cela reste toutefois un mal assez méconnu. Pas de statistiques ni de symptômes propres, mais il y a de nombreux témoignages autour de nous. La figure la plus connue étant sans aucun doute Greta Thunberg. Donc, de quoi parle-t-on au juste, lorsqu’on parle d’écoanxiété? Comment savoir si on en souffre ?

Isabelle Burgun en parle avec: 

  • Christina Popescu. Doctorante en psychologie sociale et assistante de recherche à l’UQAM. Elle démarre une étude pour mieux mesurer l’écoanxiété.
  • Béatrice Allard. Étudiante en droit civil à l’Université d’Ottawa. Depuis septembre, elle participe au programme Jeune leader d’Environnement Jeunesse, grâce auquel elle donne des conférences sur le climat dans des écoles secondaires québécoises.

Est-ce que le simple fait de faire son épicerie quand on est préoccupé par la planète peut apporter du stress et de l’impuissance? Quelle forme cela peut-il prendre: perte de motivation, culpabilité, désespoir, crises de panique? Ça touche surtout les jeunes, pourquoi? Est-ce plus courant chez les écologistes et ceux qui étudient l’environnement? Qu’est-ce qui exacerbe l’écoanxiété, à part les dernières mauvaises nouvelles sur l'environnement ?

Une étude publiée par l’université britannique d’Essex, « Ecothérapie, l’agenda vert pour la santé mentale », affirme qu’une promenade dans la nature peut avoir de nombreuses vertus pour les personnes dépressives. Est-ce que cela peut fonctionner avec les écoanxieux? À défaut, se rappeler les 3 axes d’action: ne pas rester isolé, communiquer, passer à l’action ?

Le stress, c’est ce qui nous fait réagir, comme être humain. L’instinct de survie, c’est ce qui nous fait performer. Alors quand on est écoanxieux, on est beaucoup plus proactif dans la lutte environnementale. -Béatrice Allard

+++++++++++++++++++++++++++++++++++

Je vote pour la science est diffusée le lundi à 13 h et le samedi à 11 h sur les cinq stations régionales de Radio VM. Elle est animée par Isabelle Burgun. Recherche pour cette émission: Isabelle Burgun. Vous pouvez également nous écouter, entre autres, sur CIBO (Senneterre), CFOU (Trois-Rivières), CIAX (Windsor) et Radio-Fermont. 

Vous trouverez sur cette page des liens vers les émissions des saisons précédentes. La naissance de l'émission, en 2008, avait également été accompagnée d'une initiative politique non partisane du même nom : rendez-vous ici. Vous pouvez également nous suivre sur Twitter et sur Facebook.