Le 12 septembre, cette sonde américaine a donc fait une descente... de 4 mètres. Et puis, elle est revenue sur ses « pas ». Question de voir si elle peut avancer et reculer sur cette pente sans glisser.
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Une pente pas si abrupte qu’on pourrait le croire puisque la NASA a eu amplement le temps, depuis un an (moins trois mois, pendant lesquels une tempête de sable a fait rage), d’examiner l’intérieur du cratère Victoria sous toutes ses coutures (il fait 800 mètres de diamètre) et de choisir le lieu le moins dangereux pour une descente.
À cette allure d’escargot rachitique, c’est le 26 septembre que la sonde a atteint son premier objectif... à 12 mètres du point de départ. Un premier caillou à analyser, à l’intérieur de la première de trois « bandes » de terrain définies par les géologues à l’intérieur de ce cratère.
Trois bandes, trois époques géologiques, peut-être révélatrices, espère-t-on, de l’évolution de la planète rouge. Sans compter le morceau de terrain plus ancien que l'impact avec la météorite a ramené à la surface. C’est là tout l’intérêt d’un cratère, par opposition aux terrains relativement plats sur lesquels ont évolué les sondes Spirit et Opportunity depuis janvier 2004. Cette dernière a parcouru, en tout, 9,3 kilomètres depuis son arrivée.
Opportunity s’est « stationnée » le 26 septembre dans un angle de 25 degrés, ce qui est davantage que partout ailleurs depuis l’arrivée sur Mars. Les trois jours suivants, les ingénieurs se sont contentés de faire bouger son bras, pour s’assurer qu’aucun de ces mouvements ne provoquait une glissade suspecte du robot. Ensuite, ils devaient s’assurer que la communication interplanétaire se poursuivait sans encombres. Et c’est seulement jeudi prochain, 4 octobre, si tout va bien, que le bras d’Opportunity devrait commencer à gratter le sol.
« J’ai le meilleur emploi de tout le système solaire », affirme avec enthousiasme John Callas, directeur du projet robotique martien. « C’est excitant, c’est valorisant et nous faisons de la grande exploration. »





