La Californie peut donc aller de l'avant avec sa vente d'obligations destinées à financer l'Institut de médecine régénérative californien, a décrété le juge de la cour du comté d'Alameda, Bonnie Lewman Sabraw. Mais les opposants prévoient aller en appel, de sorte que cette initiative pourrrait être sur la glace pour un an encore.
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En novembre 2004, dans un véritable pied-de-nez au président Bush (voir ce texte), les électeurs californiens avaient voté à 59% en faveur de la création de cet Institut, moussé par le gouverneur Arnold Schwarzenegger et destiné à financer la recherche sur les cellules-souches d'embryons. La Maison-Blanche a interdit ces dernières années que ce secteur de la recherche ne soit financé par des fonds gouvernementaux mais elle n'a aucun pouvoir sur les fonds gouvernementaux provenant des États, a décidé le gouverneur de la Californie.
Et c'est là-dessus que les opposants ont décidé de tabler: cette initiative de 3 milliards$ viole la constitution californienne, ont-ils allégué. Faux, leur a répondu le juge.
Cette bataille juridique n'est qu'une escarmouche dans la bataille qui oppose depuis six ans la communauté scientifique au gouvernement républicain. Sauf que dans le cas des cellules-souches, le domaine semble à ce point lucratif que, dans la foulée de la Californie, quelques autres États ont lancé leurs propres initiatives pour tenter de garder les chercheurs et les investisseurs chez eux: le Massachusetts, le Wisconsin et le New Jersey, entre autres. Nul ne peut dire de 1aquelle de ces initiatives émergeront des percées concrètes, mais leur multiplication suggère qu'aux Etats-Unis, le frein appliqué depuis six ans sur les cellules-souches ne pourra plus tenir bien longtemps.




