Il semblerait en effet qu’après la fonte des glaces et celle du permafrost, les communautés du Grand Nord devront s’adapter à une autre conséquence du réchauffement. Et pas juste ces communautés : des côtes qui s’érodent à un rythme accéléré, ça veut dire des perturbations dans les écosystèmes, rapporte la revue Science... et des perturbations dans l’exploitation pétrolière de l’Arctique, rapporte l’agence financière Bloomberg.
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C’est une étude publiée dans la dernière édition des Geophysical Research Letters qui attire l’attention sur ce nouvel aspect des choses, en tout cas le long de la côte Nord-Est de l’Alaska : c’est là que, conclut l’équipe dirigée par le géographe Benjamin Jones, l’érosion aurait doublé au cours des 52 dernières années.
Pour les experts des environnements côtiers, ce n’est pas une surprise : il semblerait qu’il y a longtemps qu’on sait que les rivages de l’Arctique sont plus sensibles à l’érosion que les autres, parce que leurs sédiments ne « collent » ensemble que par de la glace qui ne fond pas —d’habitude.
En chiffres : entre 1955 et 1979, la côte reculait en moyenne de 6,8 mètres par année. De 2002 à 2007, la moyenne était passée à 13,6 mètres par année. En 2007 et 2008, étés où le recul des glaces polaires a atteint un record, le rivage a reculé de 25 mètres en certains endroits : le réchauffement, conjugué à des tempêtes plus violentes et à une hausse du niveau de la mer.





