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Des chercheurs québécois ont découvert ce qui pourrait bien être l’extincteur de la propagation cancéreuse.

Lorsqu’elle est produite en grande quantité, la molécule PML (promyelocytic leukemia protein) provoquerait le vieillissement des cellules. Et cette sénescence stopperait leur multiplication.

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Cette arme naturelle loge dans le noyau des cellules. Elle avait jusqu’à présent surtout été étudiée pour mieux comprendre le vieillissement des cellules. Cependant, les chercheurs ont récemment constaté que la molécule PML était surexprimée dans les tumeurs bénignes. Ils se sont aperçus, par exemple, que les tumeurs malignes, présentes dans un cancer de la prostate, n’en produisaient pas. « Cette molécule est capable de réprimer l’expression de gènes importants dans le cycle cellulaire empêchant les tumeurs de proliférer et de devenir malignes », explique Mathieu Vernier, étudiant au doctorat au département de biochimie de l’Université de Montréal. Elle empêcherait ainsi la division cellulaire à la base de la propagation des tumeurs. Arme de destruction

Cet arrêt cellulaire serait le moyen qu’utiliserait l’organisme pour maintenir le cancer à un stade mineur entraînant toutefois avec lui la destruction de la cellule. « Les deux défenses cellulaires sont la sénescence (arrêt) et l’apoptose (mort). Mieux vaut la destruction que la propagation de la maladie », convient le jeune chercheur.

Les chercheurs, en étudiant de plus près la molécule PML et la sénescence des cellules, espèrent pouvoir un jour provoquer un arrêt fonctionnel. Ce que fait déjà l’organisme de manière naturelle. « Si nous pouvions le reproduire, cela ouvrirait la porte à un traitement plus sain que la chimiothérapie », pense même le jeune chercheur.

Cette protéine pourrait également s’avérer un bon marqueur pour détecter les tumeurs malignes — en raison de son absence chez ces dernières. La présence ou l’absence de cette molécule permettrait ainsi de connaître le niveau de dangerosité du cancer.

Les résultats de ces travaux ont été publiés dans une récente édition de la revue Genes & Development.

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