Tellement près d’une percée qu’il se pourrait qu’on en ait déjà détecté sans pouvoir le prouver... et tellement loin qu’il se pourrait que les traces que l’on cherche soient une fausse piste.
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C’est le résumé —en langage clair— qu’est venue livrer la physicienne Lisa Randall, de l’Université Harvard, au dernier congrès de l’Association américaine pour l’avancement des sciences (AAAS).
Spécialiste des modèles théoriques de haut niveau et néanmoins connue d’un large public à travers ses livres (le dernier: Knocking on Heaven’s Door), Randall a rappelé que la quête, qui consiste à chercher des traces de particules de matière noire à travers leurs (rares) interactions avec «notre» matière, suppose qu’il y ait de telles interactions.
On fouille par là parce que c’est la voie la plus facile —façon de parler— mais rien ne permet d’affirmer que ce soit sur la bonne voie.
Et même si ça l’était, ajoute-t-elle, rien ne permet d’affirmer qu’il n’y aurait qu’une seule matière noire, tout comme il n’y a pas qu’un seul état de la matière «normale».
«Les expériences sur la matière noire, conclut-elle, nous disent quelque chose. Mais nous ne savons pas quoi.»
— ASP





