Qu’est-ce à dire? Que sans ces gènes, nous ne serions pas nés? Pas tout à fait. Il s’agit plutôt d’une première étape, cruciale, amorçant le processus de l’accouchement. Une première étape au cours de laquelle des gènes envoient un signal au corps, pour lui dire: "ça y est. Préparez-vous".
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Plusieurs scientifiques sont sur la piste de ces signaux depuis des années, dans l’espoir de mieux comprendre ce qui déclenche les naissances prématurées. En théorie, si on parvient à identifier ceux de ces gènes qui deviennent défectueux, on pourrait prévoir la probabilité d’un accouchement prématuré, et du même coup le prévenir.
Mais la marche est haute, faut-il comprendre à la lecture des quelques textes parus là-dessus. "Le processus d’accouchement est complexe", résume Radek Bukowski, de l’Université du Texas, chercheur principal dont les résultats sont parus dans la revue Public Library of Science.
Pour identifier les gènes qui s’activent lors de l’accouchement, son équipe a mesuré les niveaux d’ADN dans des tissus prélevés dans le col et différentes parties de l’utérus, chez des femmes qui ont accouché et chez d’autres qui ont subi une césarienne. Pas moins de 500 gènes ont présenté des changements dans leur niveau d’activité. De ce nombre, 14 groupes de gènes sont propres à la partie supérieure de l’utérus et 14 autres à la partie inférieure, incluant des gènes associés à la contraction musculaire.
Contraction musculaire: la clef est évidemment là, puisque lorsque la partie supérieure de l’utérus se contracte, la partie inférieure s’ouvre, permettant le passage du bébé. Les 14 groupes de gènes "d’en haut" travaillent-ils d’abord de concert pour déclencher le processus de contraction musculaire, ce qui déclenche en retour l’ouverture du col? Mais si tel est le cas, qu’est-ce qui leur "dit" qu’il est temps de commencer le travail?





