Un article pubié dans le British Medical Journal fera la joie des groupes de défense des droits des animaux et leur sevira d’argument supplémentaire pour mettre fin à ces expériences. Mais les auteurs de l’article ne bannissent pas les expérimentations sur les animaux. En fait, ils se disent incapables de déterminer si ces tests sont utiles ou non, faute de standards méthodologiques adéquats.
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La population de l’Angleterre accepte les tests scientifiques sur les animaux à la condition que ce soit la seule alternative possible, que les animaux ne souffrent pas et que ces tests soient utiles pour soigner les humains. C’est à cette dernière question que les chercheurs ont tenté de répondre. Est-ce que les essais cliniques faits avec les animaux permettent de bien prédire comment les médicaments agiront sur les humains ?
Pour tenter d’y répondre, les chercheurs ont analysé des études de performance de six médicaments, deux pour traiter les infarctus, un pour les blessures à la tête, un pour les hémorragies, un pour la détresse néonatale et un pour les os friables. Ils examinèrent les résultats des tests cliniques faits sur les animaux et les humains et trouvèrent des résultats fort différents.
Les corticostéroïdes administrés aux animaux après une blessure à la tête les soulageaient mais le médicament n’aidait pas à la convalescence des humains. Une erreur méthodologique majeure fut découverte par un des scientifiques dans le procédé de cette recherche. Les rats recevaient les corticostéroïdes cinq minutes seulement après avoir subi leur blessure. En général, les humains sont traités au cours des trois heures suivant un tel accident.
Autre problème avec un médicament appelé « tirilazad » utilisé pour les infarctus. Les résultats étaient positifs lorsqu’il était utilisé chez les animaux mais peu adéquat pour les humains.
Seulement la moitié des tests cliniques analysés par les chercheurs fournissaient des résultats semblables pour les animaux et pour les humains. Les auteurs de l’article, Pablo Perel et ses collègues de la London School concluent que la qualité des expérimentations de la majorité des expérimentations analysées était pauvre et que d’autres études semblables d’essais cliniques seraient nécessaires pour déterminer leur pertinence.





