Plusieurs spécialistes de la dépendance réclament en effet depuis quelques années que la « dépendance » aux jeux vidéo soit inscrite dans la liste des troubles mentaux, au même type que l’alcoolisme et les toxicomanies. Concrètement, cela veut dire: l’ajouter, avec descriptions et symptômes, à la « bible » de l’Association américaine de psychiatrie, le American Diagnostic and Statistic Manual of Mental Disorders.
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Mais dans le cadre d’un débat organisé à cette fin par l’Association lors de son congrès annuel, plusieurs spécialistes des dépendances se sont au contraire vigoureusement opposés à cet ajout. Ils ont invoqué le manque d’études concluantes et ont souligné que, pour autant qu’on sache, l’usage excessif de jeux vidéo ou en ligne est un problème qui ne toucherait que 10% des joueurs. « Rien ne suggère que c’est un mal physiologique complexe, comparable à l’alcoolisme ou aux troubles liés à l’abus de substances », a résumé Stuart Gitlow, de la Société américaine des médecines de la dépendance.
Même le comité qui avait été mandaté pour faire des recommandations en ce sens a fait preuve de prudence, suggérant simplement que l’Association « envisage » cet ajout lors de la prochaine révision du Manuel, dans cinq ans.
Inclure ces « joueurs anonymes » dans la liste des troubles mentaux ouvrirait la porte aux compagnies d’assurances. Et déplairait aux fabricants de logiciels...





