Le problème, c’est qu’un espace gratuit sur la station spatiale... ça coûte cher! Il faut en effet payer pour « monter » le matériel là-haut, et ce type de voyage entraîne une grosse facture par kilomètre! Jusqu’ici, un seul organisme, les National Institutes of Health —l’organisme qui chapeaute la recherche bio-médicale publique aux États-Unis— a répondu à la « généreuse » offre de la NASA.
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L’idée remonte à décembre 2005 : devant les problèmes financiers chroniques de la NASA et la nécessité de trouver des sous pour financer le projet de retour sur la Lune (lire Un retour sur la Lune boîteux), le Congrès avait exigé de la NASA qu’elle fasse de la partie américaine de la station spatiale un « laboratoire national », c’est-à-dire ouvert à qui le veut. La NASA a publié un bilan de cette initiative le mois dernier : c’est là qu’on apprend le peu d’engouement qu’elle a suscité.
Quant à savoir qui paierait pour le transport, la question reste toutefois ouverte. « Nous reconnaissons tous qu’il y a là un enjeu », déclare l’administrateur Mark Uhran —une déclaration qu’on peut qualifier d’euphémisme.
Ces dernières années, la NASA a commencé à encourager le développement de compagnies privées qui, en théorie, pourraient elles-mêmes lancer des fusées en orbite (lire notre texte). Si ce secteur se développe, il pourrait devenir effectivement une façon de réduire les coûts de mise en orbite —mais le secteur se développe très, très lentement.





