Car aller dans le cosmos, même pour un robot, ça coûte cher. Et comme c'est en bonne partie financé par les contribuables, on entend encore plus parler de la facture. Il y a des moments où les retombées scientifiques sont mineures, en comparaison de ce qui aurait pu être obtenu sur Terre, pour moins cher. Mais le problème est justement que si l’expérience avait été menée sur Terre, personne n’en aurait parlé.
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Prenons la sonde spatiale européenne Foton-M3, dont la mission en orbite a pris fin le 26 septembre avec son retour dans les steppes du Kazakhstan, après 12 jours là-haut.
Quelque 40 expériences, plusieurs inattendues comme « Jeter une ligne depuis l’espace », qui consiste à voir s’il serait plausible d’expédier des messages de là-haut, au moyen d’un fil de 30 kilomètres de long (!); et d’autres, plus classiques mais toujours aussi médiatiques, comme celle consistant à vérifier si des bactéries contenues dans une météorite pourraient survivre à la rentrée dans notre atmosphère (un morceau de roche avait été encastré dans la sonde spatiale).
Or, ce qui distingue ces expériences, c’est qu’elles découlent d’un concours européen destiné aux jeunes, Young Engineers’ Satellite, auquel ont participé plus de 450 étudiants. Une façon d’intéresser les jeunes à la science... qui, sur ce plan, a pleinement atteint son objectif!
Car jamais tous ces jeunes ne s’y seraient intéressés avec la même intensité si ces expériences avaient été menées depuis la terre ferme. Entre « Un poisson étudié en laboratoire » et « un poisson étudié dans l’espace », le choix est vite fait.





