De 1991 à 2004, lit-on dans le New England Journal of Medicine , ce « refus de vacciner pour des raisons non médicales » est passé de 0,98 à 1,48% aux États-Unis. Mais c’est dans la description des familles « à risque », que l’étude du Journal apporte une surprise : les enfants non vaccinés sont « plus susceptibles d’être des garçons, Blancs, et d’appartenir à une famille de revenu élevé ».
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On savait que, dans les pays les plus pauvres, la « sous-vaccination » avait des racines économiques. Mais aux États-Unis, la situation est inversée : Blanc et de classe moyenne supérieure sont deux facteurs « antivaccination ».
Ces refus sont concentrés dans certaines régions, entre autres au Colorado, au Michigan et dans les États de l’Oregon et de Washington, sur la côte du Pacifique. La raison la plus souvent invoquée (69%), on l’aura compris, est la peur que le vaccin cause une maladie — et l’autisme arrive en tête de liste.
On peut aussi s’interroger sur le pouvoir d’Internet comme média de (dés)information, chez ces gens qui tournent ainsi le dos à la vaccination. Mais c’est une autre histoire, qui méritera peut-être une autre étude.



