À quoi sert un tel chiffre? Il fait partie d’une série d’efforts, entrepris notamment à l’occasion du Sommet Rio + 20, pour évaluer notre impact sur la planète. La raison étant que les démographes et les biologistes s'aperçoivent que de simplement dire «nous sommes 7 milliards» ou «nous serons 9 milliards» ne signifie rien, si on ne l’accompagne pas d’autres calculs.
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Mais 287 millions de tonnes est-ce beaucoup, pas beaucoup? Là aussi, il faut l’accompagner d’autres chiffres. 15 de ces millions de tonnes étaient (en 2005) le résultat de l’obésité d’un petit groupe d’humains. Sur l’ensemble de la «biomasse humaine» (c’est nous) attribuée à l’obésité, 34% se trouve en Amérique du nord (pour 6% de la population).
Ou, présenté autrement: la masse corporelle moyenne de l’humanité est de 62kg. En Amérique du nord, 80,7kg.
Les auteurs de ces calculs, à l’École d’hygiène et de médecine tropicale de Londres, se sont appuyés sur les indices de masse corporelle de 2005 de l’Organisation mondiale de la santé et les données de la population de l’ONU. Leur recherche est parue dans la revue en accès libre BMC Public Health .




