Chez les souris, du moins, écrit Erica Watson, de l’Université Cambridge, dans la revue Cell . Et pour en arriver à cette conclusion, elle a élevé des souris porteuses d’une mutation du gène MTRR: les effets de cette mutation sont similaires à ceux d’une carence en acide folique. Certains des foetus ont développé des malformations, notamment cardiaques, ce qui était prévisible. Les bébés qui ont survécu ont été élevés normalement, et lorsqu’ils sont devenus à leur tour parents, certains de leurs rejetons avaient les mêmes problèmes. Plus intrigant encore, les malformations semblent indépendantes du fait que la génération suivante soit porteuse ou non du gène mutant.
On sait depuis longtemps qu’une carence en acide folique chez la femme enceinte peut être dommageable pour le bébé. Et si les dommages pouvaient aussi atteindre... les petits-enfants?
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