Les oiseaux imitent toutes sortes de bruits : sonnerie d’un téléphone, klaxon, bruit d’un moteur... Et ils ont une bonne raison de le faire.

C’est que jusqu’à récemment, un oiseau qui imite un tel son était considéré comme un accident de parcours : c’était tout simplement un imitateur dont la variété des sons servait à séduire la femelle, et qui avait eu la chance ou la malchance de tomber sur un son original.

La zone d’ombre derrière ce raisonnement, était l’imitation à la perfection : à quoi donc peut servir d’imiter à la perfection une sonnerie de téléphone si la femelle n’a jamais entendu de sonnerie de téléphone? La tendance récente en recherche est donc repartie dans l’autre sens, résume le New Scientist : c’est qu’à l’origine, la femelle préfère effectivement le mâle qui imite le son d’un autre oiseau à la perfection, avec pour résultat que de génération en génération, ce sont les meilleurs imitateurs qui se reproduisent. Ils en arrivent donc aujourd’hui au point où, pour eux, imiter un autre oiseau ou imiter un téléphone, c’est pareil.