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Comme quoi les microplastiques sont vraiment partout, on vient d’en trouver dans l’estomac d’insectes qui vivent exclusivement… en Antarctique.

Le Belgica antarctica est un moucheron de 2 à 6 mm de long, qui est le seul insecte exclusif à l’Antarctique. Il est aussi qualifié de « seul animal exclusivement terrestre » de ce continent glacé, son plus proche concurrent étant le manchot, qui vit à la fois sur terre et dans l’eau. 

Pour survivre dans ce territoire hostile, il a une capacité de résistance assez unique (ses larves peuvent perdre 70 % de leur eau sans mourir, et survivre près d’un mois sans oxygène) de sorte qu’il lui faut peut-être plus que quelques microplastiques pour l’inquiéter. Mais les chercheurs qui ont récemment rapporté cette découverte dans la revue Science of the Total Environment ne l’ont pas fait tant pour s’inquiéter de sa survie que pour confirmer que cette forme de pollution mondiale avait atteint cette nouvelle frontière.

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D’autres recherches en avaient déjà identifié dans les glaces et les eaux de l’Antarctique, ainsi que dans les crottes des manchots. 

Il faut se rappeler qu’on parle d’un territoire où il n’y a aucune forêt et pratiquement pas de végétation: les opportunités d’ingérer des microplastiques sont donc rares, rappelle le communiqué de l’Université du Kentucky, dont les chercheurs ont effectué la collecte d’insectes là-bas en 2020. Ces petites bestioles peuvent tout au plus profiter de mousse et d’algues dans une région du continent qui pointe un peu plus vers le nord, la péninsule antarctique. 

On définit par le terme microplastiques des particules mesurant entre 1 millième de millimètre (ou 1 micromètre) et 5 millimètres, et on parle de nanoplastiques lorsqu'on est en-dessous de 1 micromètre. Ces particules peuvent entrer dans notre corps, mais les scientifiques ne s’entendent pas sur les effets sur la santé. Il subsiste également un débat sur la façon de mesurer leur présence dans l’air.

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