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J’essaie de faire ici des billets pas trop longs, mais j’échoue souvent lamentablement comme la semaine dernière quand je découvre en l’écrivant des phénomènes fort révélateurs comme la « merdification » des plateformes numériques. Alors aujourd’hui, je me contenterai de vous donner un aperçu de la première semaine de cours de la session hiver-printemps de l’UPop Montréal qui commence demain soir. Après tout, deux des trois cours de cette semaine parlent directement du cerveau. Et même le troisième, d’une certaine façon, car tout ce qui touche l’humain, ses difficultés et ses défis, touche inévitablement bien sûr à son cerveau aussi ! Je vous ajoute même en bonus une activité hors UPop ce soir, mais avec un de nos collaborateurs réguliers. Donc en chronologie, ça donne ceci.

Lundi 23 février, à 18h, à Tiers Lieu Montréal (5031 Saint Denis, Montréal), « La décroissance: conférence d’Yves-Marie Abraham suivie d’une discussion ».

Remettre en question la vache sacrée de la croissance économique devrait être au cœur de nos débats à l’heure des bouleversements climatiques, de la destruction de la biodiversité et de la montée du fascisme qui s’accommode si bien du capitalisme. Pourtant, nos médias et nos écoles en parlent encore si peu. D’où l’importance d’une soirée comme celle-ci, ou toutes celles qu’Yves-Marie et ses collègues ont donné à l’UPop par le passé (Contre l’austérité, la décroissance!, Vers un monde post-croissance. Stratégies de sortie du capitalisme, Sur quelques précurseurs de la décroissance )

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Mardi 24 février, à 19h, au café Les Oubliettes (6201, rue De Saint-Vallier, Montréal), Co-construire la neuroscience, bien au-delà du cerveau. Séance #1 : Traditions et mutations: peut-on croire en la neuroscience?

« La neuroscience dit que… », mais que veut vraiment dire cette phrase ? D’où viennent les résultats que l’on voit partout ? Vous découvrirez pourquoi le renouvellement des pratiques de la recherche clinique est inévitable : étudier des humains tous différents, changer les pratiques avec l’IA, faire face à la crise de la reproductibilité, de biais et de robustesse des résultats. Des exemples de terrains d’une équipe de neuroscience illustreront ces transformations. Séance donnée par Adrien Dubois et Guillaume Dumas.

 

Mercredi 25 février, à 18h, à la librairie Zone Libre (262, rue Sainte-Catherine Est), Politiques de la démission: s’engager par le refus. Séance #1 : Travailler sur ses privilèges.

L’expérience de Simone Weil en usine sera analysée afin de mieux comprendre la manière dont la domination se recrée à diverses échelles de la pyramide sociale, souvent bien plus par indifférence à autrui que par volonté de faire le mal. À travers un certain usage de l’attention qui décolonise le sujet, Simone Weil nous permet d’apprendre à mieux voir ce à quoi nous participons parfois à notre insu. Séance donnée par Pascale Devette et Justine Perron.

Ai-je besoin d’ajouter que l’aliénation qui vient souvent avec du stress chronique et les automatismes inconscients qui s’engramment dans notre système nerveux sont des phénomènes qui sont aussi au cœur des neurosciences cognitives. Et qu’un autre angle d’analyse comme celui proposé dans ce cours devrait être fort intéressant.

 

Jeudi 26 février, à 19h, au Café des Arts du marché Bonsecours (390, rue Saint-Paul Est, local 200, Montréal), Club de lecture de « Notre cerveau à tous les niveaux. Du Big Bang à la conscience sociale ». 10e rencontre : Rationalisation, motivations inconscientes et cerveau prédictif.

Ce ne sont pas seulement les politiciens qui ne nous livrent pas le fond de leur pensée dans leurs beaux discours. Pour tout le monde, le langage conscient ignore bien souvent nos motivations inconscientes. Ce qui fait que les explications rationnelles, qu’on donne spontanément à nos comportements, s’apparenteraient davantage à… une rationalisation a posteriori de ceux-ci ! Il nous est tout de même possible d’apprendre à résister aux automatismes inconscients pour permettre des raisonnements plus réfléchis. Car tout ce qui ne rentre pas dans la routine de nos comportements automatisés, tout ce qui est nouveau ou en conflit avec nos habitudes, requiert du contrôle cognitif. Or ces réseaux cérébraux qui nous aident à avoir du contrôle grâce à leur caractère prédictif vont nous ramener l’essentiel, à savoir que la vraie nature de nos émotions est, elle aussi, prédictive. Et ultimement, que tout peut être reconsidéré à la lumière du cerveau prédictif.

Et bien entendu, c’est votre humble serviteur mais néanmoins auteur de cette belle petite brique rouge qui a le privilège d’animer cette dernière séance de l’UPop de la semaine…

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