Plutôt que d’écrire le nombre de calories sur une étiquette, ne serait-il pas plus utile d’écrire la quantité d’exercice à faire pour compenser?

Ainsi, « quatre heures de marche » pourrait s’avérer un meilleur avertissement que le nombre de calories d’une pizza. C'est ce qu'allèguent des chercheurs de l’Université Loughborough, en Angleterre. Leur analyse de 14 études sur l’impact des étiquettes leur fait conclure que ce type d’information pourrait réduire la consommation moyenne d’une personne de 200 calories par jour. L’auteure principale, Amanda Daley, déclare que certains seraient en fait « choqués » d’apprendre combien d’heures d’exercices il leur faudrait pour brûler les calories associées à certains aliments. 

L’équation ne sera toutefois pas aussi simple à tous les coups. Les experts en médecine du sport ont découvert ces dernières années qu’une quantité accrue d’exercice ne se traduit pas automatiquement en une réduction de poids, un phénomène dont les racines peuvent être tantôt liées au métabolisme de chacun, tantôt au fait que, passé un certain seuil, un exercice intense ne fait pas plus de différence qu’un exercice léger. Et c’est sans compter la psychologie : un exercice intense le matin peut conduire une personne à marcher beaucoup moins que d’habitude le reste de la journée… même avec un gâteau au chocolat.