Le 11 et le 12 juillet 2022, toute la puissance du nouveau télescope spatial James Webb est révélée par la NASA, l’Agence spatiale canadienne et l’Agence spatiale européenne.  Son instrument NIRISS, un spectro-imageur de conception canadienne, voire québécoise, confirme la présence de vapeur d’eau sur une exoplanète WSAP-96b mais révèle aussi ses nuages.

C’est en ces termes que l’astrophysicienne de l’Université de Montréal, Nathalie Ouellette, s’est exprimée le 12 juillet lors du dévoilement des premières images du télescope spatial James-Webb en direct à l’Agence spatiale canadienne.  Le télescope Hubble, toujours actif après 32 ans d’activité à 600 kilomètres autour de la Terre, avait déjà révélé la présence d’eau sur cette exoplanète de la taille de Jupiter.  La finesse des détails et la puissance du spectro-imageur NIRISS, installé sur le télescope James-Webb, à plus d’un million et demi de kilomètres de la Terre, confirme la présence d’eau, mais révèle cette fois-ci la présence de ses nuages.

Quand nous parlons d’eau dans l’atmosphère d’une exoplanète autour de son étoile, nous pensons que la vie pourrait y exister comme sur Terre.  Cependant, lors des prochains spectres (décomposition de la lumière d’un corps émettant de la lumière, révélant sa composition en éléments chimiques), l’équipe des spécialistes de l’instrument canadien NIRISS tenteront de révéler d’autres signes de vie; des biomarqueurs, comme l’oxygène, le bioxyde de carbone, l’ozone ou le méthane. 

Le professeur René Doyon, astrophysicien à l’Université de Montréal et directeur de l’instrument NIRISS, répète que les futures observations des spécialistes canadiens et québécois de l’Institut de recherche sur les exoplanètes (IREX) se concentreront sur les spectres d’atmosphères de ces planètes exo-solaires et plus spécialement sur celles qui ressemblent par leurs dimensions à la Terre.  De plus, les premières images de James-Webb, beaucoup plus détaillées que celles du télescope Hubble, révèleront les premiers instants de l’Univers aussi peu qu’à 3,1 milliards d’années après le Big Bang.  Plusieurs images révélées en témoignent déjà.

« Nous dirigeons nos efforts pour découvrir une Terre 2.0 » s’est exprimée Nathalie Ouellette à la fin de la conférence de presse.  Allons-nous pouvoir affirmer que la vie existerait sur d’autres mondes? Voici un des objectifs de ce nouveau télescope spatial.  C’est à suivre!