Une étude génétique à large échelle a permis d’identifier quatre nouveaux gènes qui affectent de façon significative les risques de développer un cancer du sein.

Le cancer du sein, qui affecte près d’une femme sur neuf aux États-Unis et au Canada, a une influence génétique importante. Les femmes dont la mère ou la soeur ont souffert du cancer du sein, sont plus à risque de développer cette maladie. Jusqu’à présent, les chercheurs n’avaient réussi à identifier que 25% des gènes responsables de la maladie. Avec l’identification de quatre nouveaux gènes, la plus grande découverte réalisée au cours de la dernière décennie dans la recherche sur le cancer du sein, les scientifiques parviendront sans doute à mieux comprendre cette maladie.

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Douglas Easton et ses collègues de l’Université de Cambridge, en Angleterre, ont comparé le génome de 4,400 femmes atteintes du cancer du sein avec celui de 4,300 femmes en santé. Ils ont identifié quelques différences génétiques liées à ce cancer. Ils ont ensuite comparé leurs résultats avec l’ADN de plus de 20,000 femmes souffrant du cancer du sein et l’ADN d’un autre groupe témoin de 20,000 femmes. Cette longue étude leur a permis d’identifier quatre nouveaux gènes liés au cancer du sein.

Trois de ces gènes sont impliqués dans le contrôle de la croissance des cellules. Celui qui a la plus forte influence sur le cancer du sein est le FGFR2. Les femmes qui ont deux copies modifiées de ce gène, c’est-à-dire près de 16% de la population, ont 60% plus de risques de développer le cancer du sein que les autres. À l’heure actuelle, la recherche systématique de la présence de la mutation de ces gènes chez les femmes n’est pas pertinente estiment les scientifiques. Elle révélerait peu d’information sur les risques réels de souffrir du cancer. Mais au fur et à mesure que de nouveaux gènes seront découverts, le profil génétique des femmes permettra aux médecins d’obtenir des renseignements précis sur les risques de leurs patientes de développer cette maladie. Ces découvertes génétiques permettront aussi de développer de nouveaux traitements pour mieux prévenir et traiter le cancer du sein. «Je ne serais pas surpris qu’il y ait des douzaines ou même une centaine de gènes impliqués», indique Easton. «Plus il y aura de gènes identifiés et plus les tests génétiques deviendront précis.»

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