Si vous avez l’impression que la canicule frappe plus souvent, vous n’avez pas tort. En Europe du moins, depuis 1880, la fréquence des journées extrêmement chaudes a presque triplé, et la durée des vagues de chaleur a doublé.

En moyenne, vers 1880, une vague de chaleur durait... un jour et demi. En 2005, trois jours. Avec des « pointes » grimpant jusqu’à 13 jours.

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Un autre scientifique avait, il y a trois ans, recherché lui aussi une association entre le réchauffement planétaire et la fréquence des canicules. Le Britannique Peter Stott et ses collègues du Centre Hadley sur les prévisions climatiques, avaient démontré que les émissions de gaz à effet de serre réalisées par les humains avaient au moins doublé la probabilité d’une vague de chaleur telle que celle qui avait frappé l’Europe en 2003 —et qui avait entraîné, selon les plus noires estimations, 35 000 décès.

Même le rapport international du GIEC -le fameux "rapport du consensus"- l'hiver dernier, avait risqué une association avec les canicules. Il n’est de toutes façons pas nécessaire d’être un spécialiste du climat pour prévoir que le réchauffement de toute une planète entraînera davantage de canicules dans certaines régions. La vraie question est de savoir combien et à quel rythme. C’est ce qu’ont tenté de calculer Paul Della-Marta et ses collègues de l’Université de Berne, en Suisse, à partir des données de 54 stations météorologiques réparties à travers l’Europe de l’Ouest.

Ceux qui détestent les hivers s’en réjouiront, mais pas trop : rien n’indique que le nombre plus élevé de décès causés par la canicule sera compensé par un nombre moins élevé de décès à cause du froid...

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