Ça fait longtemps qu’on cherche du pétrole en Gaspésie. Or, certains travaux d’exploration pourraient avoir contaminé les eaux souterraines du centre de la péninsule, et cela pour longtemps. Un handicap de plus dans les relations entre les compagnies et les citoyens de la région, dont on parle à notre émission cette semaine.

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C’est ce que les médias ont appris en décembre, à partir d’un rapport remis en 2017 à la compagnie Petrolia. Ce rapport analysait les eaux souterraines, après les opérations de forage et d’acidification des puits Bourque par Petrolia (aujourd’hui fusionnée à Pieridea Energy), près de Murdochville. La hausse des concentrations des éléments chimiques dans les eaux analysées —chlorure, sulfates, magnésium, fer, etc.— reste sous les seuils d’alerte.

Cette possible pollution des nappes phréatiques de la Gaspésie inquiète de nombreux citoyens et groupes environnementaux. Près de la moitié de la population gaspésienne s’alimente par les eaux souterraines.

Isabelle Burgun parle de ce legs des compagnies d’exploration pétrolière avec:

Des projets d’exploration et d’exploitation pétrolière en Gaspésie, il y en a eu depuis le milieu du 19e siècle. Plus de 70 puits forés dans la région de Gaspé entre 1865 et 1950, notamment par Petroleum Oil Trust ou la Gaspe Petroleum Company. C’était avant la création de la Société québécoise d’initiatives pétrolières, la SOQUIP. Pourquoi cette région?

En attendant le projet de loi qui doit mettre fin à l’exploitation pétrolière au Québec —et dont la promesse de compensations financières aux compagnies promet bien des débats— le pétrole a-t-il jamais été un moteur d’activité économique pour la région?

De quels types de pollutions parle-t-on? En plus de la nappe phréatique, parle-t-on de contamination des cours d’eau? Et comment décontamine-t-on?

Plusieurs réclament un inventaire complet de la qualité des eaux souterraines pour tous les puits forés au cours des 20 dernières années ainsi que tous ceux considérés comme problématiques par le gouvernement. Et ça pourrait aussi se retrouver dans la future loi: un pas dans la bonne direction?
 

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Je vote pour la science est diffusée le lundi à 13 h sur les cinq stations régionales de Radio VM. Elle est animée par Isabelle Burgun. Recherche pour cette émission: Fanny Rohrbacher. Vous pouvez également nous écouter, entre autres, sur CIBO (Senneterre), CFOU (Trois-Rivières), CIAX (Windsor) et CHOM (Toronto). 

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Photo: Forage au puits Bourque, 2017 / Source: Petrolia