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La semaine de la conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, c’est traditionnellement celle où des études inédites sur des impacts inattendus obtiennent une plus grande visibilité. Cette semaine : les serveurs informatiques sont dommageables pour l’environnement... ainsi que le divorce!

Des chercheurs se sont en effet intéressés à l’impact environnemental du divorce. Il se trouve que la hausse des cas de divorces au cours des dernières décennies comporte un coût, écrivent-ils, et ce coût n’est pas seulement financier.

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Des couples, ainsi que leurs enfants, se retrouvent dans des résidences distinctes, ce qui signifie que, pour le même nombre de personnes, ils occuperont davantage d’espace, brûleront davantage d’énergie et utiliseront davantage d’eau.

Jianguo Liu, de l’Université d’État du Michigan et son collègue, qui publient dans Proceedings of the National Academy of Sciences, ont analysé des données provenant de 12 pays. Aux États-Unis seulement, ils évaluent que les couples divorcés ont dépensé 53% plus en électricité et 42% plus en eau que s’ils avaient été mariés. En tout, 627 milliards de gallons d’eau de plus, par rapport à une situation hypothétique où personne n’aurait divorcé.

Ce qui est un peu normal, considérant que de 1970 à 2000, la proportion de ménages divorcés est passée de 5 à 15%. Et attendez un peu, il y a les divorces en Chine qui pointent le bout de leur nez...

Ceci dit, de là à proposer aux couples de demeurer mariés pour ne pas accroître leur empreinte écologique, il y a une marge.

Du divorce aux serveurs informatiques

Peut-être pourraient-ils économiser du côté informatique? Selon un organisme britannique, les serveurs informatiques seraient une aussi grande menace pour le climat que... les véhicules utilitaires sport ou l’industrie de l’aviation!

Dans son rapport publié le 3 décembre, Global Action Plan évalue l’empreinte écologique d’un seul serveur informatique à celle d’un VUS. « Et pourtant, le VUS est perçu comme le méchant, d’un point de vue écologique, mais pas le serveur », déclare Trewin Restorick, directeur du groupe, dans une envolée qui pourrait être utilisée comme publicité pour les VUS.

Plus d’un milliard de serveurs informatiques sur la planète, cela voudrait dire 2% des émissions de gaz à effet de serre chaque année —soit l’équivalent de l’industrie aérienne.

Mais un ordinateur n’émet pas de gaz à effet de serre, direz-vous? La facture est indirecte : électricité, climatisation dans les cas où de précieuses mémoires informatiques sont conservées en quantités de plus en plus imposantes. Une facture toutefois très difficile à évaluer, reconnaît le groupe (l'a-t-on sous-estimée ou surestimée?), puisque la plupart des entreprises interrogées pour cette étude étaient incapables d’évaluer avec précision leur poids écologique...

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