Johnatan Lenoir, de l’Institut AgroParisTech de Nancy, ses collègues du CNRS en France, et de l’Université Catholique du Chili viennent de publier une étonnante étude à ce sujet dans la revue Science. Essentiellement en France, ils ont étudié la distribution de 171 espèces végétales des forêts sur des altitudes allant du niveau de la mer à 2600 mètres d’altitude sur deux périodes : 1905-1985 et 1986-2005, 1985 étant une année clé autour de laquelle la température moyenne annuelle a pris presque 1°C supplémentaire sur la zone d'étude.
Abonnez-vous à notre infolettre!
Pour ne rien rater de l'actualité scientifique et tout savoir sur nos efforts pour lutter contre les fausses nouvelles et la désinformation!
Verdict ? Depuis 1985, les végétaux poussent en moyenne 29 mètres plus haut à chaque décennie pour retrouver les conditions optimales nécessaires à leur survie ! Le phénomène est plus prononcé en montagne, signe que les plantes d’altitude semblent effectivement plus sensibles au changement climatique que les autres... Quant aux herbacées à durée de vie plus courte, elles migrent plus vite que les arbres et arbustes à durée de vie plus longue. Et au final, toute cette agitation verte pourrait conduire à des réorganisations importantes des communautés végétales. Avec quelles conséquence pour tous les animaux qui en dépendent ?





