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Si la sélection naturelle parle de la survie des plus forts ou des mieux adaptés, il faudrait peut-être, chez les humains, réviser cette notion au profit de la « survie des plus faibles », propose le biologiste de l’évolution Timothy Taylor.

Son argument, qui n’est pas inédit, s’appuie sur le fait que la médecine et la technologie nous permettent « d’accumuler les défauts » : notre vision serait moins bonne qu’il y a 10 000 ans — on n’a plus besoin de repérer l’animal caché dans les fourrés — nos ongles et nos mâchoires ont moins de force parce que nos outils les remplacent, etc. Au cours des 30 000 dernières années, il y aurait même eu — il y a controverse là-dessus — une diminution de la taille moyenne du cerveau, parce que, écrit Taylor, nous pouvons « déléguer » notre mémoire, aux livres jadis, aux ordinateurs aujourd’hui.

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