S’ils travaillent pour la NASA ou pour l’Administration des océans et de l’atmosphère (NOAA) —deux agences gouvernementales— ils n’ont même pas le droit d’en discuter dans des courriels. Encore moins de faire une recherche par mots-clefs par l’intermédiaire de l’un ou l’autre des médias du monde qui dévoilent petit à petit ces «câbles». La NOAA a par exemple avisé les usagers d’une liste de discussion par courriel, le 7 décembre, que tout message faisant allusion à WikiLeaks serait effacé. Au FermiLab de Chicago et à la Bibliothèque du Congrès à Washington, l’accès à WikiLeaks a été bloqué afin d’empêcher quiconque de «télécharger par inadvertance» des documents «secrets».
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Certes, la situation est dénoncée comme absurde par plusieurs scientifiques: à partir de quand un secret n’est-il plus un secret? «Le gouvernement s’est enfermé lui-même dans une position contradictoire qui menace l’efficacité de sa mission», écrit Steven Aftergood, de la Fédération des scientifiques américains.
Les documents publiés par WikiLeaks ne contiennent pas d’informations scientifiques, en revanche des données sur la géographie, la société ou la politique qui pourraient être utiles, en particulier du côté des sciences sociales.





