David Spiegelhalter s’en fait une spécialité : il est « biostatisticien » à l’Université de Californie, une spécialité qui fait rarement... les manchettes. Interrogé récemment par le New Scientist, il revient sur l’explication qu’il doit le plus souvent donner à ceux qui s’inquiètent après avoir lu une étude médicale : la différence entre le risque relatif et le risque absolu. Vous lisez par exemple qu’une portion de bacon par jour augmente de 20% vos chances d’attraper le cancer de l’intestin. C’est inquiétant. Mais c’est un risque relatif. Quelle est la proportion de cancer de l’intestin dans la population? Environ 5%. Ce qui signifie qu’avec 20% de plus, le risque vient de passer à... 6%.
Si on peut reprocher aux médias de faire de grosses manchettes avec des statistiques inquiétantes, les scientifiques ne sont pas exempts de reproches eux non plus.
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