dreamstime_7016356.jpg
Si on peut reprocher aux médias de faire de grosses manchettes avec des statistiques inquiétantes, les scientifiques ne sont pas exempts de reproches eux non plus.

David Spiegelhalter s’en fait une spécialité : il est « biostatisticien » à l’Université de Californie, une spécialité qui fait rarement... les manchettes. Interrogé récemment par le New Scientist, il revient sur l’explication qu’il doit le plus souvent donner à ceux qui s’inquiètent après avoir lu une étude médicale : la différence entre le risque relatif et le risque absolu. Vous lisez par exemple qu’une portion de bacon par jour augmente de 20% vos chances d’attraper le cancer de l’intestin. C’est inquiétant. Mais c’est un risque relatif. Quelle est la proportion de cancer de l’intestin dans la population? Environ 5%. Ce qui signifie qu’avec 20% de plus, le risque vient de passer à... 6%.

Je donne