Des chercheurs ont passé plusieurs semaines à faire défiler des DVD... pour analyser les psychopathes du cinéma.

Il en ressort qu’un des psychopathes les plus réalistes est aussi un de ceux qui parle le moins: Anton Chigurgh, le meurtrier du film No Country for Old Men, réalisé en 2007 par les frères Coen. Mais un autre des plus réalistes est, dans un tout autre univers, Gordon Gekko, le financier retors de Wall Street (1987).

Points communs aux deux: incapacité d’apprendre de leurs erreurs et surtout, absence totale d’empathie et de regrets. Le deuxième, Gekko, ouvre de plus une fenêtre sur la psychologie qui, dans la dernière décennie, s’est effectivement tournée vers des psychopathes qui vivent, non pas dans la marginalité, mais sous les projecteurs, et obtiennent un grand succès dans le monde des affaires. Des films et des téléséries, comme Mad Men et The Wire ont à leur tour utilisé le filon ( Journal of Forensic Sciences ).