Curium, le dernier-né de la famille des Débrouillards – après Les Explorateurs et l'application Ipad Flash Futur – fait sa rentrée dans la grande famille des magazines québécois. Sa cible : les 14-17 ans. Une clientèle qui s’annonce déjà plus difficile à conquérir que leurs cadets pour un nouveau magazine papier à l’heure du numérique.

Un beau défi pour l’équipe des Débrouillards et sa rédactrice en chef, Noémie Larouche. « Je suis persuadée que le magazine papier est là pour rester. Chez nos abonnés, interrogés récemment par un sondage maison, 82 % préfèrent d’ailleurs la version papier », précise-t-elle.

Avec des couleurs moins vives que celle de ses petits frères, le nouveau venu possède une facture graphique plus épurée. De nombreuses capsules et de courts articles cernent un dossier de 7 pages et la présence de nombreuses illustrations, photos et BD rend la revue très attrayante et éclectique. À ne pas manquer la double page « Dans la tête de Golstyn », un bonbon pour l’œil, montre un côté plus engagé et moins connu du célèbre dessinateur des Débrouillards Jacques Goldstyn (alias Boris).

L’équipe mise, tout de même, sur Internet pour encourager la participation des lecteurs. Avec ses sections « Blogue » et « Votre espace », l’appel est lancé aux jeunes pour nourrir la plateforme. Les échanges avec les ados pourraient même alimenter le magazine. « J’ai même déjà reçu une offre de chronique de BD de la part d’un jeune lecteur », s’enthousiasme la rédactrice en chef, qui travaillait encore récemment à Radio-Canada, notamment à l'émission consacrée au sport étudiant Classe sportive.

Ce sont les jeunes, consultés avant parution, qui ont d’ailleurs choisi la couverture du second numéro – l’image numérisée d’un jeune portant des électrodes pour illustrer le dossier principal « Testé sur les humains », couverture du premier numéro (photo) a, elle, été choisie par l'équipe. La rédactrice en chef compte d'ailleurs sur les ados pour l’aider à bâtir un magazine qui leur ressemble.

Consommateurs, branchés et intelligents

Si la science est omniprésente dans le bimensuel – la revue sera publiée tous les mois à partir de janvier prochain —, ses pages accueilleront aussi des sujets plus sociaux, sportifs et culturels, sans oublier les choix de carrière à l’âge où les jeunes se questionnent sur leur avenir.

« Loin des vedettes et des leçons, nous partirons de leurs questionnements sur le monde et des sujets qui les intéressent. Nous nous adresserons à l’intelligence de nos lecteurs avec des sujets proches de leur quotidien. » Un article dans le prochain numéro portera d’ailleurs sur la séduction et la science.

À l’heure des premiers choix individuels de consommation, les ados vont-ils se laisser séduire? « C’est la véritable question, comment séduire avant tout le jeune ? Notre préoccupation sera de l’intéresser assez pour qu’il s’abonne.»

Présenté comme le « premier magazine à contenu destiné aux ados québécois », le dernier rejeton de la famille des Débrouillards vise à la fois les jeunes de 14 ans, les plus vieux de 17 ans, ceux entre les deux, les filles comme les garçons, les mordus de science et autres curieux. Et, sans doute, bien des parents!