L’association américaine des profs de science a senti le besoin de répliquer aux climatosceptiques : elle vient d’envoyer à ses 50 000 membres un document par lequel elle les enjoint d’insister sur le fait qu’il n’existe plus de controverse scientifique quant aux faits de base sur les changements climatiques.

Il ne s’agit pas de prétendre que toutes les questions sont résolues — le rôle exact du réchauffement dans les ouragans actuels et futurs reste par exemple chargé de variables inconnues. Mais sur les notions de base, les changements climatiques sont assis sur des bases solides.

Considérant les fondations scientifiques solides sur lesquelles repose la science des changements climatiques, les controverses entourant les changements climatiques et la contribution humaine aux changements climatiques qui sont basées sur des arguments sociaux, économiques ou politiques — plutôt que des arguments scientifiques — ne devraient pas faire partie du programme de science.

Le document, qui est également accompagné de références et d’une mise en contexte au bénéfice des enseignants et des administrateurs scolaires, constitue une prise de position inhabituelle pour la National Science Teachers Association (NSTA), qui veut apparemment réagir aux pressions dont font l’objet certains de ses membres pour altérer leur enseignement ou éviter de parler de ce sujet « sensible ». Dans le passé, les prises de position formelles portaient plutôt sur des sujets comme l’équité en emploi ou la sécurité des élèves. Selon le magazine Inside Climate News, ce serait seulement la deuxième fois, depuis sa naissance en 1944, que la NSTA prend ainsi position sur un sujet scientifique pour des raisons autres que scientifiques. L’autre sujet était l’évolution.