Les océans souffrent aussi des vagues de chaleur, constate une étude publiée cet été dans Nature Communications. C’est ce que constate une équipe d’océanologues et de climatologues d’Australie, des États-Unis et du Royaume-Uni qui ont étudié la littérature scientifique depuis les années 1950 et l’historique des températures à la surface de la mer observées par satellite entre 1982 et 2016.

Les analyses ont permis de mieux comprendre les processus locaux, mais aussi les phénomènes climatiques à grande échelle qui causent des vagues de chaleur marine (Marine Heatwaves ou MHW, en anglais) dans différentes régions du globe.

Au terme de leur analyse, les auteurs avancent que, sur plusieurs décennies, « le réchauffement climatique anthropogénique est susceptible de modifier la distribution fréquentielle des MHW », c’est-à-dire de changer la fréquence à laquelle ces phénomènes surviennent. Le réchauffement lié à l’effet de serre risque par ailleurs de provoquer une augmentation de la fréquence des phénomènes extrêmes El Niño, La Niña et du dipôle de l’océan Indien (IOD). De tels changements pourraient avoir des « répercussions profondes sur les écosystèmes marins », préviennent les scientifiques.