Le portrait des gens qui sont victimes de séquelles à long terme de la COVID se précise, mais les causes restent tout autant nébuleuses. Les jeunes adultes semblent plus nombreux à avoir encore des symptômes cinq semaines après un diagnostic positif, selon des chiffres britanniques.

On regroupe sous l’expression « longue COVID » (en anglais, (long COVID) tous les symptômes qui persistent pendant des semaines, voire des mois. De la fatigue extrême jusqu’à des difficultés respiratoires ou cardiaques en passant par une perte de goût. Bien qu’on ait souvent associé ces mots à ceux qui ont des séquelles après une hospitalisation, voire après être passés par les soins intensifs, il englobe tous les symptômes persistants chez tous ceux qui ont été diagnostiqués comme ayant été infectés par le coronavirus.

Or, selon la mise à jour publiée le 21 janvier par le Bureau national des statistiques du gouvernement britannique, pas moins de de 25 à 27% des 25-34 ans et des 35-49 ans ont toujours des symptômes, cinq semaines après un test positif. Contre 18% chez les plus de 70 ans.

Ils sont également moins nombreux chez les 17-24 ans (17%) et chez les adolescents. La proportion n’est pas significativement différente entre les hommes (21%) et les femmes (24%). Comme il s’agit d’enquêtes menées sur des échantillons de gens qui avaient eu un diagnostic positif de COVID, cela inclut ceux qui étaient asymptomatiques.

La semaine dernière encore, la responsable de l’équipe clinique de lutte contre la COVID au sein de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Janet Diaz, en appelait à un effort pour résoudre le mystère de cette « longue COVID » qui continue de confondre les médecins. Une manifestation du fait qu’il est longtemps passé sous les écrans radar est que ce syndrome n’a pas encore de nom officiel: on parle tantôt de « COVID-19 de longue durée », de « COVID au long cours » ou de « symdrome post-COVID-19 ». Un séminaire organisé par l’OMS le 9 février pourrait servir, entre autres choses, à lui donner un nom.