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Une piste de solution à la crise climatique qui est « souvent négligée » ? Le journalisme. Pour les citoyens, « comprendre ce qui se passe, ce qui le cause et de qui c'est la faute, est un prérequis nécessaire pour résoudre le problème climatique. »

C’est ce qu’écrit le journaliste Kyle Pope, rédacteur en chef de la Columbia Journalism Review, dans un des textes d’opinion publiés cette semaine pour souligner la Journée mondiale de l'information (World News Day), le 28 septembre. Une journée instituée en 2018 par une vingtaine d’organisations, dans le but de valoriser une presse libre, une information fiable et la recherche de faits. Et qui coïncide avec la Journée internationale de l’accès universel à l’information, instituée par l’UNESCO. 

Dans les mots du co-organisateur du World News Day, le journaliste sud-africain Branco Brkik : « tout comme l’eau ou l’électricité », une information fiable « est fondamentale à nos existences et pourtant, personne n’y pense jusqu’à ce qu’elle ne soit plus là, ou jusqu’à ce qu’elle ait été remplacée par quelque chose qui ressemble à des nouvelles, mais n’en est pas ». Branco Brkik est le fondateur du Projet Kontinuum, un des organisateurs du World News Day de cette année, avec l'Association mondiale des éditeurs de la presse d'information et la Fondation pour le journalisme canadien. Le consortium revendique cette année un millier de médias participants. 

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Pour Kyle Pope, qui est également co-fondateur de la collaboration Covering Climate Now, défendre le journalisme ne concerne pas seulement le journalisme d’enquête, le journalisme politique ou le journalisme local —ce dernier, sérieusement malmené par la crise des médias— mais aussi le journalisme qui couvre les enjeux environnementaux et climatiques. Et une des responsabilités de celui-ci est d’aider le public à s’approprier ces enjeux, même s’il peut avoir envie dee baisser les bras: « se déconnecter ne fait pas disparaître la science, ni la réalité ».

La lutte contre la désinformation est également « une lutte pour la santé publique, la démocratie et des communautés fortes », lit-on dans un communiqué d’Unifor, le plus gros syndicat canadien du secteur privé. Le communiqué cite l’Association médicale canadienne qui, en février dernier, comparait la dissémination de la désinformation en santé à une épidémie.

« Une société qui perd son emprise sur les faits perd son emprise sur elle-même », ajoute Branko Brkic. Mais les faits n’arrivent pas par eux-mêmes jusqu’à nos écrans, les journalistes doivent aller les chercher: « lire le document, trouver le témoin, vérifier les affirmations deux fois, protéger les sources, poser les questions que des personnes qui détiennent le pouvoir ne veulent pas qu’on leur pose… Nous devons mettre nos noms sur ce que nous publions et le corriger publiquement si nous avons tort ». Toutes des choses qui n’ont pas nécessairement la cote à l’heure des réseaux sociaux: « la vitesse des algorithmes n’est pas la même chose que la vérité ».

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