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C’est le genre d’animal avec qui il valait mieux se faire ami quand il était encore jeune: le tyrannosaure mettait peut-être de 35 à 40 ans avant d’atteindre sa pleine taille d’adulte.

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Autrement dit, pour devenir un géant de 8 tonnes, il lui fallait près de quatre décennies. Avant cela, pendant la première partie de son existence, il était probablement un prédateur parmi d’autres —efficace certes, mais avec de la concurrence. 

Pour les experts de cette bestiole disparue avec les autres dinosaures, il y a 66 millions d’années, ce n’est pas une totale surprise : depuis longtemps, les estimations lui accordaient de 20 à 25 ans pour atteindre sa pleine taille.

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Pour en savoir plus, il y a maintenant une décennie qu’une poignée de paléontologues accumule les données sur les os de ses pattes. La nouvelle étude, parue le 14 janvier, s’appuie sur des échantillons de 17 individus différents gardés dans divers musées, allant des juvéniles jusqu’aux très vieux et très gros. 

Il faut savoir que, un peu à l’instar des troncs d’arbres, les os de tous les animaux vertébrés ont des marqueurs de leur croissance: des marques répétitives que forment les tissus osseux à mesure qu’ils grossissent. Une discipline s’y intéresse tout particulièrement, la squelettochronologie

Dans leur étude, les chercheurs ont donc examiné au microscope électronique des lamelles faisant aussi peu que 3 millimètres d’épaisseur, à la recherche de ces marqueurs. Ils ont donc conclu que la période de croissance pouvait durer 40 ans; en revanche, ils ne peuvent rien dire de l’espérance de vie d’un tyrannosaure puisqu’une fois la croissance d'un animal terminée, ces marqueurs cessent de s’accumuler dans ses os. Le petit nombre de T-rex de 40 ans suggère toutefois que seule une minorité se rendait jusque-là. 

Les données permettent même de renforcer l’hypothèse qu’on soit devant deux espèces, le tyrannosaure « classique », et le « Nanotyrannosaure », de plus petite taille. Cette hypothèse circule depuis longtemps dans le milieu des paléontologues et, dans une étude parue en octobre dernier, une chercheuse du Musée d’histoire naturelle de Caroline du Nord attribuait à un animal de 20 ans l’étiquette de Nanotyrannus lancensis. Il faudra toutefois davantage de fossiles pour convaincre les chercheurs qu’on n’est pas simplement devant un tyrannosaure dont la croissance se serait interrompue prématurément. 

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