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Dans la foulée des actuelles perturbations géopolitiques, plusieurs pays remettent en question leurs cibles de réduction des gaz à effet de serre en invoquant l’argument de l’économie. Pourtant, de plus en plus de pays démontrent qu’ils peuvent faire croître leur économie tout en réduisant leurs émissions.

C’est le cas des États-Unis, ainsi que de la plupart des pays européens et de quelques autres, dont le Canada et le Japon. Dans la plus récente analyse du genre, publiée en décembre par un groupe de réflexion britannique, on lit que : 

  • Ces 43 pays, représentant près de la moitié de l’économie mondiale (46%), ont connu ces dernières années une croissance économique tout en réduisant leurs émissions de gaz à effet de serre. En économie, on appelle cela le « découplage »: en référence au fait que depuis le début de l’ère industrielle il y a deux siècles, la croissance économique avait toujours été liée à la hausse de la production, donc à la hausse des émissions. Le mot « découplage » signifie donc que ce lien a été rompu. 
  • Dans 40 autres pays, dont la Chine et l’Inde, représentant eux aussi près de la moitié de l’économie mondiale, les émissions sont toujours en hausse, mais cette hausse ralentit, tandis que l’économie croît plus vite. 
  • Dans les 30 autres pays étudiés, qui sont donc parmi les plus pauvres, les émissions continuent de croître plus vite que l’économie.

C’est d’ailleurs un processus commencé depuis plus longtemps que bien des gens ne l’imaginent. Avant même la signature de l’Accord de Paris en 2015, une trentaine de pays avaient réussi ce « découplage ». C’est dans ce traité que tous les pays du monde s’étaient engagés —un engagement qui, toutefois, n’est pas juridiquement contraignant— à se doter de cibles nationales de réduction des gaz à effet de serre d’ici 2030 et 2050.

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Le groupe britannique derrière cette analyse, Energy & Climate Intelligence Unit, est un organisme de réflexion sur l’énergie, l’économie et le climat. Son analyse s’appuie sur les données du Global Carbon Budget, un rapport scientifique annuel des émissions de GES d’origine humaine et des quantités de CO2 absorbées par les océans et les forêts. Le rapport est publié depuis 2006 par un consortium d’universitaires.

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