Le 2 février est la Journée mondiale des zones humides, ce qui nous rappelle l’importance écologique des tourbières, marais et autres marécages. Or, il y a près de 10 ans, le gouvernement québécois s’était engagé à protéger les milieux humides. Mais les compensations versées par les industries ne semblent pas suffire à la tâche. C’est le sujet de notre émission cette semaine.
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Il s’agissait, en 2017, de la « Loi concernant la conservation des milieux humides et hydriques ». Les compensations imposées aux industries avaient pour but d’aider à la protection de ces écosystèmes essentiels pour la biodiversité, le climat, et bien sûr l’eau.
Et cette protection reculera encore avec la réduction des délais pour examiner les impacts environnementaux des projets de développement.
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De 2021 à 2030, c’est la Décennie des Nations unies pour la restauration des écosystèmes: une invitation à tous les pays du monde pour s’unir, non seulement pour protéger, mais aussi restaurer.
Comment y arriver? Isabelle Burgun en parle avec:
- Audréanne Loiselle, stagiaire postdoctorale auprès de la direction des milieux humides du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs
- Alice-Anne Simard, directrice générale de Nature Québec et biologiste
Les tourbières s’avèrent aussi importantes que les forêts tropicales dans la lutte aux changements climatiques et à la perte de biodiversité. Mais les milieux humides au Québec manquent d’amour. Tout d’abord, pourquoi sont-ils si importants? Qu’appelle-t-on les « services écologiques » que nous rend la nature?
Quelles conditions devraient être non négociables pour protéger ces milieux?
Quand le gouvernement parle de réduire radicalement les délais d’autorisation, qu’est-ce que ça veut dire sur le terrain ? Mesure-t-on les pertes depuis l’adoption de la loi, en 2017? A-t-on des exemples?
Où s’inscrivent les impacts environnementaux du projet Northvolt dans cette réflexion?
Il y a toutefois au Québec des initiatives, dont une mobilisation pour la restauration des milieux humides, à l’appel de Canards Illimités Canada. Que dit la recherche sur la capacité des milieux humides à se restaurer après destruction?
Donner plus de mordant à la loi, est-ce la solution? Pourquoi les fonds du programme s’accumulent-ils dans les coffres? Que peut faire le simple citoyen à son niveau?
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Je vote pour la science est diffusée le lundi à 13 h sur les cinq stations régionales de Radio VM. Elle est animée par Isabelle Burgun. Recherche pour cette émission: Fanny Rohrbacher. Vous pouvez également nous écouter, entre autres, sur CHOQ (Toronto), CFOU (Trois-Rivières), et CIAX (Windsor).
Vous trouverez toutes les émissions précédentes ici.





