Est-ce que l’Ozempic pourrait aider à combattre la dépendance à l’alcool ou aux drogues? L’idée circule depuis quelques années, mais une étude menée auprès de 600 000 vétérans de l’armée américaine apporte pour la première fois des données sur un grand nombre de gens.
À lire également
Il a en effet été suggéré depuis 2023 que les médicaments dits « GLP-1 », prescrits pour traiter l’obésité et le diabète de type 2, pourraient avoir un impact positif inattendu sur différentes conditions médicales. Et parmi elles, la dépendance. C’est ce qui a conduit des chercheurs en épidémiologie et en santé publique du Missouri à plonger dans la base de données des dossiers médicaux du ministère en charge des anciens combattants de l’armée américaine.
Ils ont comparé deux groupes diagnostiqués pour le diabète de type 2, totalisant 600 000 personnes: ceux à qui un médicament GLP-1 avait été prescrit, et l’autre qui utilisait un autre type de médicament, appelé SCLT-2. Après trois ans, on observait une réduction du taux d’hospitalisation et de décès chez les usagers « GLP-1 » avec un historique de dépendance.
Abonnez-vous à notre infolettre!
Pour ne rien rater de l'actualité scientifique et tout savoir sur nos efforts pour lutter contre les fausses nouvelles et la désinformation!
Les chercheurs, dont l’étude est parue le 6 mars dans le British Medical Journal, ne s’avancent pas à donner une explication : si on observe en effet une corrélation, on est incapable de dire sur quoi les médicaments GLP-1 pourraient agir pour avoir cet effet. Mais l’effet doit se cacher dans le cerveau, puisque le médicament semble avoir un impact peu importe la dépendance —que ce soit à l’alcool ou à une drogue.
« GLP-1 » est le nom d'une hormone naturelle de notre corps que ces médicaments imitent et qui réduit du coup les risques de diabète de type 2. Cela n’explique pas comment cette hormone pourrait avoir un impact dans le cerveau, et d'autres recherches devront explorer cette piste.





