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Les forêts tropicales qui se reconstituent après une perturbation majeure, comme une coupe à blanc, récupèrent 90 % de leur biodiversité (végétaux, animaux et autres organismes vivants) après seulement 30 ans.

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Une bonne nouvelle, si on se rappelle que plus de 60 % des forêts tropicales ont été détruites ou sévèrement endommagées par la déforestation. D’autant plus qu’elles abritent plus de la moitié des espèces végétales et animales connues. 

C’est dans cette optique que le chercheur en sciences de l’environnement Timo Metz et une équipe de chercheurs de plus de 30 institutions de huit pays, ont mesuré la capacité de restauration des forêts tropicales secondaires. Leur étude a porté sur 16 groupes d’organismes vivants (végétaux, champignons, insectes, etc), sur un total de 62 sites, en Équateur.

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Les chercheurs se sont donc rendus compte qu’après 30 ans, les forêts secondaires avaient récupéré plus de 90% de la biodiversité. L’étude révèle aussi que la composition de ces forêts présente 75 % de similarités avec celles des forêts anciennes.

Une récupération complète prendrait cependant plusieurs décennies, car le temps de « récupération » est variable: les arbres et les bactéries, par exemple, récupèrent plus lentement que les animaux mobiles tels que les oiseaux et les insectes. Ceux-ci accélèrent d’ailleurs le développement de la biodiversité grâce à la pollinisation et la dispersion de graines. D’autres recherches seront nécessaires pour mieux comprendre à quel point les étapes de récupérations des arbres, des oiseaux et des autres pollinisateurs, sont liées.

Le professeur au département de biologie de l’Université technique de Darmstadt (Allemagne), Timo Metz et son équipe de chercheurs, ont conclu que la protection de ces forêts tropicales secondaires peut être un moyen très efficace de préservation, parce que la biodiversité s’y renouvelle rapidement.

L’ONU avait d’ailleurs appelé, fin 2025, à tripler les investissements annuels pour protéger ces forêts qui, au-delà d’être des paradis de biodiversité, permettent aussi de réguler l’eau, d’assurer indirectement les rendements agricoles ou encore de servir de barrières naturelles face à des catastrophes écologiques.

 

- Adan Cochet

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