Des événements de ce genre, où des travailleurs de la santé font passer leurs croyances religieuses avant leur devoir professionnel, se passent de moins en moins en coulisses et, du coup, provoquent de plus en plus dindignations aux États-Unis et de poursuites en justice. Les trois exemples mentionnés ci-haut, survenus respectivement à Chicago, en Californie et au Texas, ont fait la Une du Washington Post le mois dernier.
Abonnez-vous à notre infolettre!
Pour ne rien rater de l'actualité scientifique et tout savoir sur nos efforts pour lutter contre les fausses nouvelles et la désinformation!
Dautres exemples? Des anesthésistes qui refusent dapporter leur aide pour une vasectomie. Des gynécologues qui refusent de prescrire la pilule anticonceptionnelle. Des médecins qui refusent de prescrire du viagra... à des célibataires!
Le même journal avait consacré la Une à ce type de "pratique" dès mars 2005. Cest alors quon avait pu apprendre que, en douce, certains États américains ont adopté des législations qui mettent à labri des poursuites ces médecins et pharmaciens qui prennent ce type de décision sur la base de leurs croyances (voir ce texte).
À linverse, une douzaine dÉtats étudient des projets de loi qui obligeraient les travailleurs de la santé à faire ce pour quoi ils sont payés: soccuper du patient avant deux-mêmes.
Le problème risque de sintensifier, écrit le journalist du Post, "lorsque les médecins vont commencer à utiliser des cellules-souches dembryons pour traiter des maladies ou lorsque davantage dÉtats auront légalisé le suicide assisté".
Pour Debra Shipley, une infirmière de Memphis, le dilemme est déjà réglé, depuis que la clinique où elle travaille a permis la distribution de pilules du lendemain. Pour elle, pas question: "je sens que ma liberté religieuse est violée. Je réponds à Dieu dabord et avant tout."





