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Les crises de colère sont tout à fait normales autour de 2 ans: c’est l’âge où les enfants s’affirment et testent les limites de leurs parents. Bien que cette revendication d’indépendance est légitime, elle peut s’avérer difficile à la fois pour les parents et les enfants.

Et la manière dont les parents traitent leurs enfants lorsqu’ils font une crise aurait un impact sur leur tempérament et leur développement, démontre une récente étude américaine.

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La réponse des parents à ces crises pourrait nourrir la colère de leurs enfants ou, au contraire, l’étouffer. «Crier sur l’enfant jettera de l’huile sur ses crises de colère et ne lui montrera pas comment apprendre à gérer les nouvelles crises», indique Shannon T. Lipscomb, assistante-professeure au département de développement humain et sciences familiales, de l’Université d’État de l’Orégon.

Ces excès de colère perturberaient même le développement des jeunes enfants, car ils n’y apprendraient pas à composer avec leurs émotions négatives.

Les enfants de familles où le climat vire facilement à l’orage –où l’on élève la voix et l’on crie fréquemment— s’avèreraient en effet plus colériques et plus tristes. Ils pourraient aussi éprouver plus de problèmes de comportement lorsque vient le temps d’aller à l’école.

Chez la majorité des enfants, le climat familial et le comportement des parents lors de ces épisodes sont les éléments ayant le plus d’impact sur leur développement même si l’environnement familial ne peut pas expliquer toutes leurs réactions.

La chercheuse recommande aux parents de se contrôler tout en restant fermes et confiants. Réagir modérément est la clé pour que les enfants apprennent à modifier leur comportement de manière positive. «Vous devez montrer l’exemple, comme parent, que l’on peut contrôler ses émotions et ses réactions», conclut-elle.

Les résultats de cette étude ont été publiés dans une récente édition de la revue Development and Psychopathology. Les chercheurs ont examiné le comportement de 361 familles, biologiques et adoptives.

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