Comme si une inquiétude sanitaire ne suffisait pas, voici qu’on parle dans plusieurs endroits du monde, dont l’Est du Canada, d’une nouvelle grippe aviaire. Si la transmission humaine est très rare, des élevages entiers de volailles ont néanmoins dû être abattus en Europe ces dernières semaines. Faut-il s’en inquiéter?

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Cette grippe aviaire, hautement pathogène, gagne du terrain en Nouvelle-Écosse, à Terre-Neuve, en Ontario, et au Québec depuis le début d’avril. Cette maladie infectieuse se retrouve chez les oiseaux sauvages, mais aussi dans les poulaillers – au Québec, ce sont trois cas chez les oiseaux sauvages qui ont été les premiers signalés.

Les virus de l’influenza aviaire, dont le H5N1, se transmettent par voie aérienne, donc des particules dans l’air. Ils peuvent aussi se propager par contact avec les matières fécales.

La bonne nouvelle : cela ne représente pas une menace pour la salubrité des aliments. Reste que des éleveurs craignent de devoir à leur tour procéder à des abattages massifs.

Isabelle Burgun en parle avec:

  • Martin Pelletier, agronome et directeur général de l’Équipe québécoise de contrôle des maladies avicoles (EQCMA).
  • Nancy Rheault, directrice principale de la division de l'importation et de l'exportation des animaux à l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) et vétérinaire en chef adjoint.
  • Carl Gagnon, professeur titulaire, vétérinaire et virologiste à la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal

Les oiseaux sauvages sont des réservoirs permanents de nombreux virus et de nouvelles souches apparaissent le long des voies migratoires. Observée la dernière fois en 2015 au Canada, il semblerait que cette grippe aviaire hautement pathogène H5N1 fasse un retour. Le premier cas au Canada a été confirmé à Terre-Neuve en décembre 2021, puis au Québec plus récemment. Comment est-elle arrivée ici?

Les producteurs de volailles doivent renforcer la sécurité de leurs élevages, qu’est-ce que cela signifie? Certaines espèces sont plus touchées que d’autres? Y a-t-il des symptômes qu’on peut reconnaître chez un oiseau? On parle d’un haut taux de mortalité de 80% chez les poules?

Comment se contrôle, sur le terrain, une épidémie de grippe aviaire? Comment gère-t-on une telle crise?

Rassurons les gens : les risques de manger une volaille infectée sont minimes et quand bien même ce serait le cas, il n’y a pas de transmission vers l’humain pour l’instant.

Serait-il possible de vacciner les oiseaux d’élevage, plutôt que d’euthanasier des élevages entiers?

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Je vote pour la science est diffusée le lundi à 13 h sur les cinq stations régionales de Radio VM. Elle est animée par Isabelle Burgun. Recherche pour cette émission: Fanny Rohrbacher. Vous pouvez également nous écouter, entre autres, sur CIBO (Senneterre), CFOU (Trois-Rivières), CIAX (Windsor) et CHOM (Toronto). 

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