Dans la campagne électorale en cours au Québec, parler de COVID n’est pas le sujet préféré des chefs de partis. Il existe pourtant un enjeu qui mériterait davantage d’attention, tant il va rester avec nous, coronavirus ou non: la santé publique. C’est le sujet de la première émission de notre nouvelle saison !

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La santé publique est si présente depuis deux ans et demi, avec les points de presse et les consignes, que l’on oublie combien elle était, avant la pandémie, négligée et famélique.

Notre souci des hôpitaux, des urgences et des soins de santé en général, fait avant tout oublier que la prévention —dont fait partie ce qu’on appelle « la santé publique » permet d’éviter de multiplier les maladies. Et permet même d’économiser de l’argent: une raison suffisante pour en faire un enjeu électoral?

Isabelle Burgun en parle avec:

Cette santé publique qui a été très visible depuis plus de deux ans (on peut penser aux gestes barrières et aux recommandations de se laver les mains ou de mettre un masque), n’avait pas reçu une telle attention du politique depuis très longtemps. Est-ce que la santé publique est vraiment devenue un enjeu électoral ou si elle a été une victime de la COVID?

La santé publique, c’est la prévention, le repérage précoce et la sensibilisation, mais aussi la promotion de la santé physique et mentale. Qu’est-ce que la pandémie a changé, dans la perception qu'en a le public et le politique ?

Au Canada, les investissements en santé publique représentent à peu près 2% des budgets de la santé. Au Québec, environ 3%. Historiquement, la santé publique a connu un réel déficit d’intérêt et de soutien financier. Les dépenses totales du ministère québécois de la Santé représentent tout de même une somme énorme. Que seulement 2% y soit consacré à la prévention ne fait-il pas partie du problème? Atteindre au moins 5 % des dépenses, est-ce plausible ?

« Il faut renverser la tendance. Avoir moins de malades à traiter, plutôt que d’avoir plus de malades à travers les maladies chroniques contemporaines, et qu’on essaie de les prévenir en amont ».- Thomas Bastien


Que faut-il changer dans la gestion politique ? Un problème de gouvernance, ou de manque d’autonomie ?

La santé publique vise la prévention mais aussi la promotion de l’équité, la lutte contre les inégalités et les exclusions. Avons-nous manqué le bateau?

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Je vote pour la science est diffusée le lundi à 13 h sur les cinq stations régionales de Radio VM. Elle est animée par Isabelle Burgun. Recherche pour cette émission: Isabelle Burgun. Vous pouvez également nous écouter, entre autres, sur CIBO (Senneterre), CFOU (Trois-Rivières), et CHOM (Toronto). 

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