Autant dire que l’auditoire, composé des participants au congrès annuel de l’Association américaine pour l’avancement des sciences, lui était gagné d'avance. « Puis-je vous dire que je me joins à cette association pour encourager la transition vers un président qui peut vraiment apprécier et soutenir la science, et lui redonner la place qu’elle mérite. » Applaudissements nourris.
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Le fait que la moitié de son discours d’une heure ait été occupé par des diapositives semblables à celles de son film Une vérité qui dérange —mais remises à jour depuis 2006— n'a pas semblé atténuer l'enthousiasme, et a été de toutes façons compensé par des propos adaptés aux circonstances :
- un rappel du 400e anniversaire de Galilée, lui qui « a eu à affronter le même genre d’idées fausses que ceux qui, aujourd’hui, parlent de réchauffement climatique »; - et surtout, en conclusion, un appel presque émotif aux scientifiques à s’engager dans le débat social :
« Les scientifiques ne peuvent plus, en bonne conscience, accepter cette division entre le travail qu’ils font et la civilisation dans laquelle ils vivent. »« Je crois que vous avez la capacité de faire de la future génération, une de ces générations qui apportera des changements significatifs. Les enjeux n’ont jamais été aussi élevés. Nous avons la capacité, nous avons la technologie, nous avons le leadership nécessaire. C’est un moment de l’histoire de notre nation et de l’histoire du monde qui est sans précédent. »
Voyez nos autres textes sur le congrès 2009 de l'AAAS: Science et politique: au niveau local? / Les villes peuvent-elles lutter contre le réchauffement? / Les damnés de la Terre / Les cercles vicieux du réchauffement / Profession: consultant scientifique hollywoodien / Al Gore en appelle aux scientifiques / Journalistes scientifiques en voie de disparition




