Lors du dernier Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA), qui avait lieu en mars à Pékin, les grandes lignes du plan triennal de collaboration scientifique et technique ont en effet été dévoilées. Projets d’énergie propre, initiatives agricoles, formations : le gouvernement chinois ratisse large et les dirigeants africains semblent adhérer avec enthousiasme. Mais plusieurs scientifiques interrogés par la revue Nature sont sceptiques parce que, dans le passé, les collaborations scientifiques avec la Chine se sont révélées laborieuses.
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Chris Whiteley, un enzymologiste sud-africain, confie qu’il devait payer lui-même ses déplacements malgré les financements promis par la Chine. D’autres évoquent des étudiants africains envoyés apprendre la science dans des universités asiatiques dont ils ne maîtrisaient pas la langue.
Et reste à voir si, une fois de retour chez eux, ces jeunes scientifiques auront les ressources nécessaires pour mettre en application leur apprentissage.
En attendant toutefois, les liens entre la Chine et le continent africain continuent de se renforcer: selon le gouvernement chinois, 15 000 professionnels auraient été formés depuis 2006, incluant des scientifiques; en plus d'avoir amorcé la construction de 26 hôpitaux et d'avoir complété 30 centres de recherche pour la prévention et le traitement de la malaria.





