Il y a cinq ans, le 20 avril 2010, une plateforme pétrolière dans le golfe du Mexique était secouée par une explosion, tuant 11 travailleurs. Cinq ans après le désastre écologique, quelles sont les questions non résolues?

Combien de pétrole s’est échappé? Tout dépendant de la personne à qui on pose la question, on entend 3,19 millions de barils (selon la compagnie BP), 4,2 millions (selon le gouvernement américain) ou 134 millions (selon les plus pessimistes). Il n’existe aucun moyen de le savoir avec certitude.

Combien BP doit-elle payer? Du premier chiffre découle le deuxième. En janvier, un juge fédéral a déclaré BP responsable des dégâts causés par ces 3,19 millions de barils, ce qui pourrait lui valoir une facture de 13,7 milliards. Le jugement est en appel. BP fait de plus valoir qu’elle a déjà payé 5 milliards en compensation à des citoyens et commerçants de la région.

Quel impact sur la santé humaine? Une recherche de 10 ans, financée par les National Institutes of Health (NIH), est en cours (GuLF STUDY)

Quel impact sur la vie marine? Une recherche récente sur les coraux à proximité du site laisse croire que ceux-ci auraient été plus affectés que prévu.

D’un autre côté, l’expérience de l’Exxon Valdez, le pétrolier échoué en Alaska en 1989, rappelle que ce genre d’impact se mesure sur bien plus que cinq ans.

Les nouvelles normes empêcheront-elles une autre catastrophe? Les nouveaux dispositifs de sécurité censés fermer automatiquement le puits lors d’un accident auraient empêché la fuite. Les critiques rétorquent toutefois que toutes les technologies mises en place depuis 2010 existaient déjà avant 2010. Par ailleurs, des forages dans l’Arctique poseront des problèmes inédits. ( Think Progress )