S’il est maintenant clair que l’excès de chaleur dû à la hausse des gaz à effet de serre a été largement absorbé par les océans, les climatologues ne s’entendent pas sur la quantité de chaleur que peuvent absorber les océans —et les endroits où cette chaleur est absorbée. Ces dernières années, des indices pointaient vers le Pacifique Sud, mais tout récemment, on s’est aperçu que l’océan Indien en subissait lui aussi les conséquences. Or, cette accumulation ne peut se poursuivre indéfiniment: tôt ou tard, les courants océaniques contribueront à rejeter ces surplus de chaleur dans l’atmosphère et la température moyenne de notre planète s’élèvera en conséquence. À surveiller: l’apparition possible d’un événement El Niño cette année, qui pourrait être le signe avant-coureur d’un changement.
Que signifient les données du premier trimestre 2015 sur la température moyenne des océans? Que l’accumulation de chaleur là-dessous commence à se faire remarquer, et ce, à une vitesse anormale.
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