Il existe à travers le monde des communautés qui se demandent comment elles vont survivre aux changements climatiques. Newtok, Alaska, est le premier village à avoir décidé, en 1996, de déménager 15 km plus loin.

« L’ancien » Newtok, au bord de l’océan Arctique, est non seulement construit sur le pergélisol — le sol gelé en permanence, du moins que l’on croyait gelé en permanence —, mais il est aussi progressivement grignoté par l’érosion. De fait, tout l’Alaska se réchauffe deux à trois plus vite que le reste du continent, selon les plus récentes estimations.

Les autorités de ce village de 350 habitants ont donc pris une décision différente de celles observées depuis 1996 : reconstruire avant la catastrophe, plutôt que de payer pour réparer les dégâts. Et ça prend du temps : la propriété sur le nouveau territoire n’a été confirmée qu’en 2003, et la construction des nouvelles maisons n’est pas encore complétée. Newtok reste néanmoins un cas unique : un rapport du gouvernement américain estimait en 2009 que 31 villages de l’Alaska faisaient face à un danger « imminent ». ( The Atlantic )