La prolifération d’algues vertes est désagréable pour les riverains. De plus, elle engendre des zones mortes, où toute vie marine a disparu parce que les algues ont accaparé l’oxygène. Mais une prolifération d’algues rouges ou « nuisibles » signifie surtout la présence de toxines dangereuses pour les animaux et les humains — on a même craint un moment pour l’eau potable puisée dans le lac Érié, durant l’été 2014. Or, leur croissance est favorisée par la baisse du niveau des lacs et la concentration élevée d’engrais dans l’eau, ce qui n’est pas près de s’arrêter : le Canada et certains États américains ont dû fixer pour la première fois, en 2015, des normes sur les niveaux acceptables d’une toxine appelée la microcystine. Mais des voix commencent à s’élever : les tests de dépistage de ces bactéries et d’autres coûtent cher, et les éclosions d’algues, elles, sont imprévisibles.
Pour qui douterait encore que la prolifération d’algues au bord des plages ou dans les lacs ait des effets néfastes, voilà que non seulement le réchauffement rend ces éclosions plus fréquentes, mais que la variété toxique des algues est possiblement elle aussi à la hausse.
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