C’est l’évaluation du politologue Scott Sagan, de l’Université Stanford, qui spéculait en septembre dans la revue Foreign Affairs sur ce qui se passerait si la guerre des mots entre Donald Trump et Kim Jon-Un devait complètement déraper. Bien qu’une incertitude subsiste sur la capacité des missiles nucléaires nord-coréens à atteindre les États-Unis, ils pourraient très certainement atteindre la Corée du Sud ou le Japon. C’est ce qui risque de se passer si les États-Unis lancent une « guerre préventive » — en bref, s’ils attaquent les premiers. Même une attaque limitée — bombardements d’usines ou d’aéroports par exemple — pourrait déclencher une réplique nucléaire de la Corée du Nord, et sur la base des tests des dernières années, les experts estiment la puissance des bombes nord-coréennes à 100 kilotonnes — capables de tuer instantanément un demi-million de personnes si une seule d’entre elles vise la ville portuaire sud-coréenne de Busan ou la capitale, Séoul. Un autre demi-million de personnes pourrait succomber aux effets à court et long terme des incendies et des radiations. C’est sans compter les armes conventionnelles stationnées tout le long de la frontière et qui pourraient détruire une partie de Séoul en quelques heures.
Dans le scénario du pire, une guerre entre les États-Unis et la Corée du Nord pourrait tuer un million de personnes… rien que dans sa première journée.
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